La prière de Léon « pour la paix et pour tous ceux qui, à cause de la guerre, se trouvent dans un état de souffrance ». Et son désir de jouer au basket et au tennis (S.C.)

« N’oublions pas de prier pour la paix et pour tous ceux qui, à cause de la guerre, se trouvent dans une situation de souffrance et de besoin ». Par cette invocation, le pape Léon XIV a conclu la prière de l’Angélus sur la place de la Liberté à Castel Gandolfo, où il est apparu au balcon du Palais apostolique, en face de la paroisse Saint-Thomas de Villeneuve, où il venait tout juste de célébrer la messe. Parmi les groupes présents, le nouveau Pontife a salué avec une affection particulière les 100 élèves de l’École des Carabiniers de Velletri, pour lesquels il a demandé à la foule : « un tonnerre d’applaudissements pour ceux qui servent ».

« En Christ, Dieu s’est fait proche de chaque homme et de chaque femme : c’est pourquoi chacun de nous peut et doit devenir proche de celui qu’il rencontre sur son chemin. À l’exemple de Jésus, Sauveur du monde, nous sommes aussi appelés à apporter consolation et espérance, surtout à ceux qui sont découragés et déçus », a souligné le pape Léon dans la brève catéchèse qui a précédé l’Angélus sur la place de la petite ville du Latium. « Pour vivre éternellement – a averti Prévost – il ne s’agit pas de tromper la mort, mais de servir la vie, c’est-à-dire de prendre soin de l’existence des autres dans le temps que nous partageons. Voilà la loi suprême, qui précède toute règle sociale et lui donne son sens ».

Après l’Angélus, le Pontife a rappelé la figure de Frère Lycarion May (nom civil : François‑Benjamin May), religieux mariste suisse, martyr en Espagne au début du XXe siècle et béatifié hier à Barcelone, dont il a exalté l’engagement éducatif et le témoignage de foi.

Et le pape lui-même, lors de sa matinée en paroisse, a accordé une attention particulière aux jeunes, se confirmant par ailleurs comme un grand amateur de sport, qu’il souhaite continuer à pratiquer personnellement même à presque 70 ans (qu’il fêtera le 14 septembre). Il a ainsi promis aux jeunes de l’oratoire paroissial de disputer un match de basket avec eux. Un fidèle, qui lui a offert une casquette de tennis, lui a demandé quand il reprendrait sa raquette, et lui a répondu : « quand les eaux se calmeront ».

Affable et visiblement de bonne humeur après sa première semaine de vacances dans les Villas pontificales, le nouveau pape a beaucoup apprécié la chaleur de la population de Castel Gandolfo, qui avait quelque peu souffert de l’éloignement papal durant le pontificat de François, après que, depuis le XVIIe siècle, les Villas accueillaient régulièrement les évêques de Rome en quête de fraîcheur estivale. Mais cela faisait 13 ans qu’aucun pape n’avait célébré dans la petite église dessinée par Le Bernin et dédiée à saint Thomas de Villeneuve, un augustin espagnol.

Quelques minutes avant 9 heures, le nouveau Pontife a traversé la rue principale de Castel Gandolfo dans une petite voiturette de golf blanche, parcourant ensuite à pied – tandis que fidèles et pèlerins l’acclamaient en criant « Vive Léon et vive le Pape » en agitant des banderoles et des pancartes de bienvenue – le dernier tronçon jusqu’à la place de la Liberté pour entrer dans ce joyau architectural où d’autres fidèles l’attendaient pour participer à la messe.
Léon XIV a répondu à l’affection des présents : « Chers frères et sœurs, je suis heureux d’être ici parmi vous à Castel Gandolfo et je vous remercie tous pour votre chaleureux accueil ».

Avec une sympathie particulière, le pape hispano-américain a salué les jeunes présents à l’Angélus, rappelant que « durant les mois d’été, de nombreuses initiatives sont organisées pour les enfants et les adolescents, et je voudrais remercier les éducateurs et les animateurs qui se consacrent à ce service ». « Dans ce contexte – a-t-il conclu – je souhaite rappeler l’importante initiative du Festival du film de Giffoni, qui rassemble des filles et des garçons du monde entier et qui, cette année, sera dédié au thème “Devenir humains” ».

Il convient enfin de signaler que sur la place de la Liberté se trouvait également un petit groupe de catholiques péruviens venus du diocèse de Chiclayo, confié jusqu’il y a deux ans à l’évêque augustinien Robert Francis Prévost : il s’agissait des jeunes et des adultes de la Communauté pastorale Bienheureux Augustin de Tarano du Colegio San Agustín de Chiclayo, au Pérou.

S.C.