Le pape Léon XIV a conclu son homélie de la messe célébrée à l’occasion du Jubilé des Équipes synodales en invoquant, à Saint-Pierre, l’intercession de la Vierge Marie avec les paroles du Serviteur de Dieu Mgr Tonino Bello, ancien président de Pax Christi, qui « brisa » le siège de Sarajevo en conduisant — bien qu’il fût déjà très affaibli par le cancer qui allait l’emporter — une marche pour la paix le 11 décembre 1992, composée de 500 pacifistes, qui réussit à entrer dans la ville par l’une des rares brèches du blocus militaire qui dura près de quatre ans. La marche, organisée par l’association « Bienheureux les bâtisseurs de paix », fut un geste symbolique et une action d’un fort impact médiatique pour apporter solidarité et paix à une réalité dévastée par la guerre.
« Sainte Marie, femme de communion — pria le pape Prevost avec les paroles de don Tonino —, fais grandir dans nos Églises la passion de la communion. (…) Aide-les à surmonter leurs divisions internes. Interviens lorsque le démon de la discorde se glisse en leur sein. Éteins les foyers de factions. Réconcilie leurs querelles réciproques. Adoucis leurs rivalités. Arrête-les lorsqu’elles décident d’agir seules, négligeant la convergence sur des projets communs. »
« Que le Seigneur nous accorde cette grâce : être enracinés dans l’amour de Dieu pour vivre en communion entre nous. Et être, comme Église, témoins d’unité et d’amour », conclut le Pontife.
« Notre prière pour la paix se poursuit sans relâche, particulièrement à travers la récitation communautaire du Saint Rosaire », confia ensuite Léon XIV à l’Angélus. « En contemplant les mystères du Christ avec la Vierge Marie, nous faisons nôtres la souffrance et l’espérance des enfants, des mères, des pères, des personnes âgées victimes de la guerre. Et de ces intercessions du cœur naissent tant de gestes de charité évangélique, de proximité concrète, de solidarité. À tous ceux qui, chaque jour, avec persévérance confiante, poursuivent cet engagement, je répète : “Heureux les artisans de paix !” »
« Nous devons rêver et bâtir une Église humble. Une Église qui ne reste pas droite comme le pharisien, triomphante et pleine d’elle-même, mais qui se penche pour laver les pieds de l’humanité ; une Église qui ne juge pas comme le pharisien le publicain, mais qui devient un lieu accueillant pour tous et chacun ; une Église qui ne se replie pas sur elle-même, mais qui reste à l’écoute de Dieu pour pouvoir, de la même manière, écouter tous. »
C’est l’Église du pape Prevost. « Engageons-nous à construire une Église toute synodale, toute ministérielle, toute attirée par le Christ et donc tournée vers le service du monde », exhorte Léon dans la messe de clôture du Jubilé des Équipes synodales.
« Jésus nous adresse un message puissant : ce n’est pas en exhibant ses mérites que l’on est sauvé, ni en cachant ses fautes, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres, en demandant pardon et en nous confiant à la grâce du Seigneur. »
Ainsi parla le pape Léon XIV en introduisant la récitation de l’Angélus et en commentant le passage évangélique du jour sur la parabole du pharisien et du publicain priant dans le Temple. Le Pontife exhorta alors à ne pas avoir « peur de reconnaître nos fautes, de les mettre à nu en assumant notre responsabilité et en les confiant à la miséricorde de Dieu ».
« Son Royaume pourra ainsi croître en nous et autour de nous, un Royaume qui n’appartient pas aux orgueilleux mais aux humbles, et qui se cultive, dans la prière et dans la vie, par l’honnêteté, le pardon et la gratitude. »
« Demandons à Marie, modèle de sainteté, de nous aider à grandir dans ces vertus.»
Que les gouvernements soient « attentifs au cri des pauvres », « instruments dociles du soin de Dieu envers les faibles, les opprimés et les déshérités ». Tel est le texte d’une prière universelle, lue en arabe, lors de la messe présidée par le pape Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion du Jubilé des Équipes synodales.
Sante Cavalleri




