« À Gaza, la population civile est écrasée par la faim et continue d’être exposée à la violence et à la mort ». Le Pape Léon XIV, lors de l’Angélus, invoque la paix aussi pour la Syrie, le Cambodge et la Thaïlande, et précise : « On ne peut pas prier Dieu comme Père et ensuite être durs et insensibles envers les autres » (S.C.)

« Mon cœur est proche de tous ceux qui souffrent à cause des conflits et de la violence dans le monde », a déclaré le Pape Léon XIV s’adressant à la foule place Saint-Pierre après la prière de l’Angélus. « En particulier – a-t-il poursuivi – je prie pour les personnes touchées par les affrontements à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, spécialement pour les enfants et les familles déplacées. Que le Prince de la paix inspire chacun à rechercher le dialogue et la réconciliation. Je prie aussi pour les victimes des violences dans le sud de la Syrie ».

« Je suis avec une grande inquiétude – a-t-il ensuite souligné – la gravissime situation humanitaire à Gaza, où la population civile est écrasée par la faim et continue d’être exposée à la violence et à la mort. Je renouvelle mon appel pressant à un cessez-le-feu, à la libération des otages et au respect intégral du droit humanitaire.
Toute personne humaine possède une dignité intrinsèque qui lui est conférée par Dieu lui-même : j’exhorte les parties à tous les conflits à la reconnaître et à mettre fin à toute action qui lui est contraire. J’exhorte à négocier un avenir de paix pour tous les peuples et à rejeter tout ce qui pourrait le compromettre ».

« Je confie à Marie, Reine de la paix – a ensuite invoqué le pape Prevost – les victimes innocentes des conflits et les gouvernants qui ont le pouvoir d’y mettre fin ».

Le Pontife hispano-américain ne se laisse pas abuser par les médias dominants, qui depuis deux ans parlent d’accords et de trêves entre Israël et le Hamas, tandis que l’épuration ethnique avance inexorablement. Une dévastation qui progresse justement en Terre Sainte, berceau des trois religions monothéistes qui reconnaissent Dieu comme Père. Et dans la catéchèse précédant la prière mariale, il a cité saint Jean Chrysostome : « Vous ne pouvez pas appeler votre Père le Dieu de toute bonté si vous gardez un cœur cruel et inhumain ; en ce cas, vous n’avez plus en vous l’empreinte de la bonté du Père céleste. On ne peut pas prier Dieu comme Père – a-t-il averti – et ensuite être durs et insensibles envers les autres. Il est au contraire essentiel de se laisser transformer par sa bonté, sa patience, sa miséricorde, afin de refléter comme un miroir son visage dans le nôtre ».

« Chers frères et sœurs – a ensuite conclu Léon XIV – la liturgie nous invite aujourd’hui, dans la prière et la charité, à nous sentir aimés et à aimer comme Dieu nous aime : avec disponibilité, discrétion, sollicitude réciproque, sans calcul.
Demandons à Marie de savoir répondre à cet appel, pour manifester la douceur du visage du Père ».

S.C.