Léon XIV dans l’avion Metz-Rome : « Moins d’armes, plus de santé et d’éducation. L’Église continue à faire entendre sa voix » (Letizia Lucarelli)

Dans l’avion qui le ramène de Metz à Rome, au terme de son voyage apostolique en France, Léon XIV revient avec une force particulière sur les thèmes qui ont marqué ses journées françaises : la paix, le désarmement, la dignité de la personne et la responsabilité de la communauté internationale. Répondant aux questions des journalistes lors de la traditionnelle conférence de presse à bord, le Pape a réaffirmé que l’Église n’entend pas se résigner à la logique de la guerre et de la dissuasion fondée sur l’accroissement des arsenaux.

Le Souverain Pontife a rappelé les principes de la Doctrine sociale de l’Église, en mettant en relation la question du réarmement avec les ressources qui pourraient être consacrées à la lutte contre la pauvreté, à la santé, à l’éducation, au logement et à l’emploi. Un appel que Léon XIV a également adressé aux dirigeants politiques, les invitant à choisir le dialogue et la négociation plutôt que la confrontation et le recours à la force.

Le Pape présente cette position non pas comme une intervention partisane dans le débat politique international, mais comme une responsabilité propre à l’Église : « une voix qui cherche à promouvoir les valeurs de la dignité humaine, de l’importance de la vie ». C’est précisément dans cette perspective que Léon XIV a expliqué pourquoi le Saint-Siège continue d’inviter au dialogue également les parties impliquées dans les conflits les plus dramatiques de notre époque.

Voici la réponse intégrale de Léon XIV :

« La première chose est de souligner les principes de la Doctrine sociale de l’Église, où nous cherchons à ne pas promouvoir la violence, la haine, les armements, les dangers qui existent dans le monde d’aujourd’hui, notamment de la part de certains dirigeants et de certains pays qui recommencent à parler d’armes nucléaires, de guerres qui sont toujours plus destructrices, surtout en ce qui concerne la vie humaine. Continuer à s’armer, à investir dans cette terrible industrie militaire qui existe déjà depuis de nombreuses décennies, depuis l’année dernière cela fait cinq ans, qui continue à promouvoir l’investissement militaire. Certains peuples connaissent une croissance très importante grâce à une industrie qui promeut la guerre. Alors qu’avec ces milliers de millions de dollars, on pourrait résoudre des problèmes comme la faim dans le monde, le logement, les situations de chômage, etc. Tout le monde cherche une voix qui puisse offrir une autre voie, qui ne soit pas celle d’investir davantage dans les armes, car cela ne fait que promouvoir toujours plus de tensions qui pourraient aboutir à l’explosion d’une nouvelle guerre, d’un nouveau conflit.

Et nous voyons que la violence, que ces puissances cherchent toujours à imposer par le pouvoir, au lieu de dialoguer et de promouvoir des négociations pour les différences qui peuvent naturellement exister, nous conduit toujours plus près d’une guerre, de plusieurs guerres, de conflits comme ceux que nous voyons dans le monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas une question d’être politique ou non politique, mais il faut une voix qui cherche à promouvoir les valeurs de la dignité humaine, de l’importance de la vie, de la possibilité de dépenser davantage pour la santé et l’éducation et moins pour les armes. Je crois que l’Église a la responsabilité de promouvoir ces valeurs, en invitant continuellement les dirigeants, comme en Russie et en Ukraine et dans d’autres pays, à venir, à s’asseoir, à dialoguer, à chercher comment résoudre les problèmes sans continuer ces guerres qui n’ont plus de sens. En ce sens, l’Église continue à faire entendre sa voix. Nous ne pouvons obliger personne, parfois cela peut sembler inutile, mais nous continuons à parler, nous continuons à inviter, nous continuons à annoncer l’Évangile ».

Cette réponse inscrit ainsi le voyage en France dans une perspective plus large. De la réflexion sur les racines de l’Europe à Metz à la rencontre avec les malades et les personnes fragiles à Lourdes, jusqu’à la prière pour la paix, Léon XIV a insisté sur la nécessité de retrouver une culture de la vie et du dialogue. Et lors de son voyage de retour, il a voulu préciser que, pour l’Église, il ne s’agit pas seulement d’une position à exprimer dans les occasions solennelles, mais d’une responsabilité à exercer en continuant à parler même lorsque sa voix semble ne pas être entendue.

Voici les autres réponses du pape Prévost, telles qu’elles ont été rapportées par Vatican News.

Le pape Léon XIV commence par commenter avec enthousiasme le voyage apostolique en France qui s’est achevé aujourd’hui, lundi 28 septembre. Il salue et remercie les 80 journalistes qui l’ont accompagné dans ce déplacement outre-Alpes : « Encore une fois, merci à vous pour le travail accompli. Je pense que vous êtes assez fatigués après ces quatre derniers jours. D’une certaine manière, le programme a été très intense… ». « Ces quatre jours ont été littéralement riches de nombreuses bénédictions. Presque des miracles, dirais-je, surtout le temps passé à Lourdes, en marchant et en accompagnant tant de personnes malades et souffrantes et en voyant comment la grâce de la présence de Dieu, manifestée de tant de manières différentes, touche le cœur des personnes, transforme leur vie et rend leur dignité aux malades, aux personnes âgées, à ceux qui, dans certaines parties de la société, sont marginalisés ».

« Personnellement – poursuit le Souverain Pontife – je me suis senti très béni d’avoir eu le privilège de visiter la France pour encourager surtout les jeunes qui, évidemment, sont à la recherche de quelque chose. C’était évident au stade, ce soir-là où se sont réunis 80 000 jeunes venus de toute la France, avec leur enthousiasme, leur joie et le sens de l’espérance qu’ils ont transmis, mais surtout, je crois, qu’ils ont reçu et qu’ils seront capables de partager avec les autres ».

Léon XIV répond ensuite – en anglais et en espagnol – à plusieurs questions. La question des abus sexuels et leur caractère « systémique » en France, puis la question de la laïcité figurent parmi les thèmes abordés en réponse aux journalistes français. Viennent ensuite des questions internationales : la guerre en Europe et le courage des négociations, la crainte d’une montée des extrémismes en Allemagne et sur le continent, l’IA et la menace des Big Tech, la crise du logement et les prochains voyages.

Cyriac Zeller (I.Media) : Hier, lors d’une conférence de presse, les victimes que vous avez rencontrées nous ont dit que vous aviez reconnu le caractère systémique des abus sexuels dans l’Église. Est-ce exact ? Pourriez-vous nous expliquer votre position à ce sujet ? Pensez-vous que les abus sexuels dans l’Église soient systémiques ?

Sans vouloir contredire qui que ce soit, car je considère que c’est très important, je voudrais tout d’abord préciser que, lors de la rencontre avec ces sept victimes, je leur avais demandé de m’aider également à exprimer aux autres victimes ma disponibilité, et celle de l’Église, à les écouter et à les accompagner sur leur chemin vers la guérison, en reconnaissant la douleur qui a été causée dans leur vie par des situations d’abus.

Beaucoup d’entre elles ont parlé d’abus systémiques. Personnellement, je préfère l’exprimer autrement, même si j’ai parlé de certaines organisations au sein de l’Église qui, parfois, pour ainsi dire, ont agi de manière abusive en tant que système. Mais je pense qu’il est important de faire cette distinction. L’abus sexuel est avant tout un problème humain ; lorsqu’il se produit au sein de l’Église, il prend en réalité une autre dimension, parce que la vie de foi des personnes est profondément blessée et parfois même détruite. L’Église a donc une responsabilité particulière pour les accompagner et les aider à rechercher la guérison. C’est dans ces termes que je leur ai parlé de la manière dont l’Église a été considérée comme responsable, mais en même temps je considère que l’Église a un rôle important à jouer pour les aider à trouver la guérison.

Xavier Le Normand (Le Pèlerin) : La devise de votre voyage apostolique a été « Afin que le monde ait la vie ». Le thème de la fin de vie est revenu à plusieurs reprises dans vos discours ; je crois même que vous l’avez mentionné dans plus de la moitié des discours prononcés en France. Je pense notamment à ce que vous avez dit à l’Élysée et hier à Lourdes, lorsque vous avez affirmé que ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ; une référence claire à la récente légalisation de l’euthanasie en France. En France existe également le principe de la « laïcité », c’est-à-dire la séparation entre religion et politique. Pensez-vous que, dans les moments cruciaux ou lorsque les enjeux sont élevés, cette frontière doive être franchie au nom de la primauté de la conscience ? Et, si oui, avez-vous franchi cette frontière ?

Merci pour cette question. Je dirais que, selon la conception que l’Église a de la séparation entre l’Église et la politique – ou entre l’Église et l’État –, je n’ai pas franchi cette frontière. Je vous suggérerais de lire ou de relire Magnifica humanitas : dans la première partie, dans les premiers chapitres consacrés à la Doctrine sociale de l’Église, j’explique que lorsque l’Église parle de la défense de la vie ou de questions relevant de la Doctrine sociale, elle ne fait pas de politique, mais applique l’Évangile à la vie des personnes. Et ces personnes peuvent être des responsables politiques – de gauche ou de droite, selon les cas – qui estiment que la religion doit rester confinée à la sphère privée. Et il peut y avoir des responsables politiques, si l’on veut, de gauche ou de droite, qui soutiennent que la religion doit rester exclusivement dans la sphère privée : chacun fait ce qu’il veut de son côté, mais l’État doit rester séparé.

Le fait est que, lorsque je suis allé en France, je l’ai fait principalement pour prêcher l’Évangile, pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour réaffirmer ce que Jésus-Christ lui-même dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Et donc pour proclamer la vérité que Jésus nous offre. La défense de la vie est un principe que, comme vous le savez tous, l’Église enseigne et auquel elle croit profondément. D’une part, évidemment, je suis conscient qu’en France une loi a récemment été adoptée en la matière et que, dans d’autres pays européens comme dans le reste du monde, un vaste débat est en cours sur les questions liées à la fin de vie. Cependant, se trouver dans un lieu comme Lourdes, où les personnes cherchent quelque chose de beaucoup plus profond et comprennent que leur vie, même au milieu de la maladie, du handicap ou de souffrances de différentes natures, a un sens, est significatif.

L’Église, au nom de Jésus, veut être proche de ces personnes et réaffirmer les valeurs que la vie elle-même, à mon avis, renferme pour chacun de nous. Donc je dirais que, si c’est cela faire de la politique, je l’ai fait ; mais je n’avais certainement pas l’intention de m’immiscer dans la politique française. Je voulais simplement enseigner ce en quoi l’Église croit réellement.

Íñigo Domínguez (El País) : Vous avez parlé à plusieurs reprises, y compris durant ce voyage, de la culture du déchet qui nous entoure, de la marginalisation de ceux qui ne sont pas considérés comme productifs, parmi lesquels les personnes âgées et les personnes handicapées. En Espagne, nous avons ces jours-ci un cas qui représente un peu tout cela et qui a suscité une grande indignation dans le pays : il s’agit de Maricarmen, une femme de 87 ans en situation de handicap à laquelle on a retiré le logement où elle vivait à Madrid parce qu’elle ne pouvait pas payer le loyer, qui avait été augmenté au moins cinq fois. Je ne sais pas si vous connaissez cette affaire de Maricarmen, mais, dans tous les cas, que pensez-vous du problème du logement qui existe dans toute l’Europe, dans le monde entier, où la spéculation immobilière chasse les habitants des villes et où les jeunes ne peuvent pas se permettre d’acheter ou de louer un logement ? Que pensez-vous de ce problème ?

Je crois que c’est un bon exemple dans lequel l’Église, en tant que communauté ou en tant qu’êtres humains, y compris les personnes qui n’ont pas la foi, doit trouver des solutions plus justes afin que de tels cas ne se produisent pas. Je ne connais pas le cas auquel vous faites référence, mais il me semble que c’est un cas où les voisins, la communauté, la paroisse, le diocèse et aussi l’État doivent s’unir et dire : « Comment est-il possible qu’un tel cas se produise ? Quel est le problème dans le système qui permet qu’une personne âgée, de surcroît handicapée, soit expulsée de son logement ? »

L’Église parle beaucoup de la culture du déchet et de la justice, elle invite et encourage à chercher à éveiller en chacun la capacité de répondre avec un sens plus humain, sensible à la douleur et à la souffrance des autres. Le problème du logement existe dans de nombreux pays ; c’est un problème qu’une seule paroisse, un seul diocèse ou l’Église elle-même ne peut résoudre seule. Mais je crois que nous avons un grand défi : nous devons exiger des dirigeants politiques et des autorités qu’ils cherchent des solutions, car le problème augmente manifestement. Très souvent, nous ne réagissons qu’au moment de l’urgence, mais nous devrions comprendre quelle est réellement la cause systémique de ce problème et comment aider.

Justin McLellan (National Catholic Reporter) : À Paris, vous avez parlé de l’urgence d’un discernement éthique concernant le développement de l’intelligence artificielle et, à la suite de plusieurs cyberattaques menées par des agents d’IA, plusieurs dirigeants du secteur technologique ont averti que cette technologie pourrait détruire le monde. Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par le fait que l’IA puisse représenter des risques catastrophiques pour l’humanité, voire la faire disparaître complètement, et que doivent faire les nations, en particulier les États-Unis et la Chine, pour garantir que leurs technologies soient sûres pour l’humanité ? Êtes-vous inquiet au point de paniquer ?

Si quelqu’un me demandait : « Êtes-vous paniqué ? » Non, je ne le suis pas, je dors la nuit. Je pense cependant que les préoccupations soulevées par de nombreux experts et spécialistes de l’IA doivent être prises au sérieux. Je ne pense pas qu’il s’agisse de fake news, comme certains l’ont affirmé, diffusées dans le but d’obtenir un quelconque bénéfice économique ou autre.

Il est intéressant de noter que, précisément aujourd’hui, j’ai lu que le dirigeant de NVIDIA affirme avoir trouvé un moyen d’insérer dans l’IA certaines barrières, pour ainsi dire, ou certaines limites, afin qu’elles ne sortent pas de leurs unités spécifiques et ne causent pas les dommages dont on parle. C’est pourtant le même homme qui affirme qu’il ne devrait pas y avoir de limites et qu’aucune réglementation gouvernementale ne devrait être imposée, etc. C’est une question dont je pense que nous devons nous asseoir et discuter.

Nous devons continuer à inviter les responsables politiques, les dirigeants de l’IA, les organisations sociales et les associations à se réunir pour analyser ce qui se passe déjà et ce qui pourrait se produire à l’avenir. Dire simplement : « Oh, cela n’arrivera pas », et fermer les yeux là-dessus, je ne pense pas que ce soit la manière la plus responsable d’aborder la question.

Le Vatican a créé sa propre Commission sur l’intelligence artificielle qui, d’une part, est née comme un moyen de coordonner ce que nous faisons nous-mêmes au Saint-Siège, comment nous utilisons l’IA, quels sont les risques et quels sont les bénéfices. Mais depuis la publication de Magnifica humanitas, nous avons été contactés par de nombreuses personnes et nous essayons donc de continuer à promouvoir le dialogue, l’étude et la recherche, afin de trouver des moyens de garantir que l’IA n’arrive pas au point de pouvoir détruire l’humanité ou d’exclure l’humanité du débat.

Je suis relativement optimiste quant à la possibilité d’y parvenir. Je pense qu’il y a suffisamment de personnes sérieusement intéressées par cette question et disposées à l’examiner au-delà des questions de pouvoir, de savoir qui arrivera le premier, de ce qui se passera lorsque l’IA deviendra ce qu’ils appellent l’intelligence artificielle générale, etc.

Ludwig Ring-Eifel (KNA) : Aujourd’hui, nous étions à Metz, très près de la frontière allemande. Mais jusqu’à présent, vous n’êtes pas encore allé en Allemagne. Ma question fondamentale est donc : quand pouvons-nous espérer vous voir de l’autre côté de la frontière ? À la lumière également de deux évolutions qui vous préoccupent peut-être vous-même : le déclin constant de l’Église catholique en Allemagne et l’incroyable progression des partis extrémistes en Allemagne, qui menacent de faire voler en éclats l’énorme consensus en faveur de l’Europe dont vous avez parlé aujourd’hui.

En toute humilité, je peux dire que je ne suis Pape que depuis environ quinze mois. Il y a beaucoup de lieux que je n’ai pas encore visités. J’ai reçu une invitation. J’espère vraiment y retourner ; c’est-à-dire que j’y suis déjà allé, mais pas en tant que Pape. J’espère cependant visiter l’Allemagne, tout comme j’espère visiter de nombreux autres pays. Mais je n’ai pas encore de programme, je travaille encore au programme de l’année prochaine, et le seul voyage établi est celui des Journées mondiales de la jeunesse en Corée.

Mais merci pour votre patience et pour cette question. Quant à la phrase que vous avez prononcée, à savoir que l’Église est en déclin en Allemagne ou qu’il y a une baisse du nombre de fidèles, on a dit la même chose de la France dans le passé, et pourtant nous avons vu ce qui s’est passé ces quatre derniers jours.

Je crois que si nous retrouvons le véritable esprit missionnaire et la bonne manière d’agir, il y a encore énormément de personnes en Allemagne qui veulent vivre et célébrer leur foi chrétienne et catholique. Je suis donc optimiste à cet égard, même si je reconnais les problèmes et les différentes causes qui ont durement frappé l’Église, mais qui ont aussi durement touché, si l’on veut, l’Église évangélique ou protestante, et qui ont affecté la société à peu près de la même manière.

Mais j’espère vraiment parvenir à rejoindre ces personnes. J’espère vraiment continuer à travailler avec les responsables de l’Église en Allemagne et trouver le moyen de répondre à leurs besoins.

Il serait intéressant d’étudier et d’analyser s’il existe, et de quelle manière, une corrélation, par exemple, entre la croissance de ces groupes d’extrême droite et le fait que l’extrême droite elle-même soit en train de se fragmenter. Aujourd’hui, comme on peut le voir, ce groupe particulier devient encore plus extrémiste, avec d’autres groupes dits d’extrême droite.

Dans le même temps, on assiste à une combinaison de ces points de vue d’extrême droite avec un certain type de religion qui, non seulement selon moi, mais aussi selon ce qu’ont affirmé les responsables de l’Église catholique et de l’Église protestante en Allemagne, ne représente pas une authentique expression du christianisme.

Et encore une fois, nous revenons aux valeurs de l’Évangile, qui ne concernent pas la haine et la division, mais la compréhension, la compassion et l’accompagnement.

J’espère profondément – et j’espère que l’Église pourra également en faire partie – que nous réussirons à trouver le moyen d’atteindre la majorité des personnes de bonne volonté, afin qu’elles comprennent combien leur engagement est important, y compris en termes de participation aux processus politiques, pour faire des choix clairs en faveur du bien commun et non en faveur d’idées extrémistes qui pourraient causer des dommages bien plus graves que nous ne le réalisons actuellement.

Je pense donc que nous serons tous encourageants dans ce sens. Une fois encore, l’Église, la Doctrine de l’Église, parle, enseigne et prêche ce que nous croyons être ces valeurs qui donnent la vie et non la destruction, la division.

Le Pape a enfin conclu l’entretien avec les journalistes en ajoutant quelques mots de remerciement:

Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier les très nombreuses personnes qui travaillent dans les coulisses et qui ne reçoivent pas les applaudissements que reçoit le Pape lorsqu’il passe, mais qui ont contribué de manière déterminante à l’organisation de ce voyage : aussi bien les personnes du Saint-Siège que celles de France, les évêques français, ainsi que les très nombreux laïcs qui ont travaillé à l’organisation des différentes activités.

 

Letizia Lucarelli

Sur la photo, une vignette d’Andrea Sillioni