Le pape Léon XIV conclut son voyage en France. Adieux avec Macron à Metz, puis retour à Rome

Après quatre jours entre Paris, Metz et Lourdes, le Souverain Pontife quitte la France depuis l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. En soirée, arrivée à Fiumicino et, pendant le vol, la traditionnelle conférence de presse avec les journalistes.

Le 47e voyage apostolique de Léon XIV s’est achevé par une poignée de main avec Emmanuel Macron sur le tarmac de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. Une visite qui aura conduit le Pape au cœur de quelques-uns des lieux les plus emblématiques de la France contemporaine, de l’UNESCO à Paris au sanctuaire de Lourdes, jusqu’au Centre Robert Schuman de Metz, où il a relancé l’idée européenne comme chemin de paix et de fraternité.

À 18 h 40, le Saint-Père est arrivé à l’aéroport pour la cérémonie officielle de congé. Le président de la République française, Emmanuel Macron, l’a accueilli pour un dernier salut avant que les deux chefs d’État ne prennent congé de leurs délégations respectives. Léon XIV est ensuite monté à bord d’un Airbus A321 d’Air France à destination de Rome.

Son atterrissage à l’aéroport international Léonard-de-Vinci de Fiumicino est prévu à 20 h 50, où les autorités vaticanes l’accueilleront avant son retour au Vatican.

Un voyage au cœur de l’Europe

L’étape finale de Metz a constitué le moment le plus politique et culturel de la visite. Dans la ville de Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’intégration européenne, Léon XIV a proposé une réflexion sur les racines spirituelles du continent, mettant en garde contre les « illusions du réarmement » et invitant l’Europe à retrouver sa vocation de bâtisseuse de paix à travers le dialogue, l’accueil des migrants et la dignité de toute personne.

Quelques instants auparavant, Emmanuel Macron avait, lui aussi, esquissé sa vision d’une Europe fondée sur la laïcité républicaine, la souveraineté et la coopération entre les États. De cette succession de discours est né un dialogue idéal entre deux perspectives complémentaires : celle des institutions civiles et celle de la tradition spirituelle européenne.

Lourdes, les malades et la paix

Au cours des jours précédents, le Pape avait vécu les moments les plus émouvants de son pèlerinage à Lourdes : la prière à la Grotte de Massabielle, la rencontre avec les malades, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap au Centre Notre-Dame, ainsi que sa participation à la procession mariale aux flambeaux, conclue par un appel à réciter le Rosaire durant le mois d’octobre « pour la fin de toutes les guerres ».

Un message en parfaite continuité avec le fil conducteur de tout ce voyage : le refus de la violence comme langage de la politique et la recherche d’une « paix désarmée et désarmante », capable de réconcilier les peuples et les religions.

La conférence de presse en vol

Comme le veut désormais la tradition des voyages apostoliques, le retour à Rome sera accompagné de la conférence de presse du Pape avec les plus de quatre-vingts journalistes qui l’ont accompagné en France. Ce sera le premier bilan à chaud de quatre journées particulièrement intenses, au cours desquelles Léon XIV a abordé des thèmes allant de la crise européenne à l’intelligence artificielle, de la protection de la vie au dialogue interreligieux, sans oublier les conflits qui continuent de ravager le Moyen-Orient et l’Ukraine.

Les réponses du Saint-Père aux médias constitueront le dernier chapitre d’un voyage appelé à marquer durablement les relations entre le Saint-Siège et la France, mais aussi le débat sur l’avenir de l’Europe.

 

 

Letizia Lucarelli