« Continuons à prier pour que les guerres cessent. Le 80e anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki a éveillé dans le monde entier le refus nécessaire de la guerre comme moyen de résoudre les conflits. Que ceux qui prennent les décisions gardent toujours à l’esprit leurs responsabilités quant aux conséquences de leurs choix sur les populations. Qu’ils n’ignorent pas les besoins des plus faibles et le désir universel de paix. » C’est ce qu’a déclaré le Pape Léon XIV à l’Angélus, ajoutant : « Dans ce sens, je félicite l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui ont signé la Déclaration conjointe de paix. J’espère que cet événement pourra contribuer à une paix stable et durable dans le Caucase du Sud. »
« En revanche, a poursuivi le Pape Prevost, la situation de la population d’Haïti est de plus en plus désespérée. Les nouvelles d’assassinats, de violences de toutes sortes, de traite des êtres humains, d’exils forcés et d’enlèvements se succèdent. J’adresse un appel sincère à tous les responsables pour que les otages soient libérés immédiatement, et je demande le soutien concret de la communauté internationale pour créer les conditions sociales et institutionnelles qui permettront aux Haïtiens de vivre en paix. »
« Je vous salue, a-t-il continué, vous tous, fidèles de Rome et pèlerins de divers pays, en particulier ceux de Woodstock, en Géorgie, aux États-Unis, et ceux du diocèse de Down et Connor en Irlande. Je salue les membres d’Opération Mato Grosso, de différentes villes italiennes; et les groupes paroissiaux de Stezzano, Medole et Villastellone. Merci à vous tous pour votre présence et votre prière. Bon dimanche ! »
L’amour transforme et anoblit chaque aspect de notre existence
« Dans un monde marqué par tant de divisions, nous devons être des ‘sentinelles’ de miséricorde et de paix, comme nous l’a enseigné Saint Jean-Paul II et comme nous l’ont si bien montré les jeunes venus à Rome pour le Jubilé. » Cette exhortation a conclu la catéchèse qui, aujourd’hui encore, a précédé la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre. Aux fidèles qui affluaient sur la place malgré une température de 36 degrés, le nouveau Pontife a rappelé que « l’amour transforme et anoblit chaque aspect de notre existence » et a suggéré de « ne pas garder pour nous les dons que Dieu nous a faits, mais de les utiliser avec générosité pour le bien des autres, en particulier de ceux qui ont le plus besoin de notre aide ». « Il ne s’agit pas seulement de partager les biens matériels dont nous disposons, a-t-il expliqué, mais de mettre en jeu nos capacités, notre temps, notre affection, notre présence, notre empathie. En somme, tout ce qui fait de chacun de nous, dans les desseins de Dieu, un bien unique, sans prix, un capital vivant, vibrant, qui, pour grandir, demande à être cultivé et investi, sinon il s’assèche et se dévalorise. Ou il finit par être perdu, à la merci de ceux qui, comme un voleur, s’en emparent pour en faire simplement un objet de consommation. »
Selon le Pape Prevost, « le don de Dieu que nous sommes n’est pas fait pour s’épuiser ainsi. Il a besoin d’espace, de liberté, de relation, pour se réaliser et s’exprimer : il a besoin de l’amour, qui seul transforme et anoblit chaque aspect de notre existence, nous rendant toujours plus semblables à Dieu. Ce n’est pas un hasard si Jésus prononce ces paroles alors qu’il est en chemin vers Jérusalem, où sur la croix il s’offrira lui-même pour notre salut. »
« Les œuvres de miséricorde, a-t-il observé, sont la banque la plus sûre et la plus rentable où confier le trésor de notre existence, car là, comme l’Évangile nous l’enseigne, avec ‘deux sous’, même une pauvre veuve devient la personne la plus riche du monde. »
Citant Saint Augustin, qui à ce sujet, dit que ‘l’on serait déjà content si d’une livre de bronze on en tirait une d’argent, ou d’une d’argent une d’or ; mais de ce que l’on donne on reçoit quelque chose de réellement différent, pas de l’or ou de l’argent, mais la vie éternelle’ », le Souverain Pontife hispano-américain a invité les fidèles à « penser à une mère qui serre ses enfants dans ses bras : n’est-elle pas la personne la plus belle et la plus riche du monde ? Ou à deux fiancés, quand ils sont ensemble : ne se sentent-ils pas comme un roi et une reine ? »
« Et nous pourrions faire bien d’autres exemples », a-t-il ajouté avant de conclure : « en famille, en paroisse, à l’école et sur les lieux de travail, où que nous soyons, cherchons à ne perdre aucune occasion d’aimer. C’est la vigilance que Jésus nous demande : nous habituer à être attentifs, prêts, sensibles les uns envers les autres comme il l’est avec nous à chaque instant.»
Sante Cavalleri



