“Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et conduire à dépasser la violence et à entreprendre des chemins de justice et de paix, en garantissant la souveraineté du Pays, en assurant l’État de droit inscrit dans la Constitution, en respectant les droits humains et civils de chacun et de tous, et en travaillant pour construire ensemble un avenir serein de collaboration, de stabilité et de concorde, avec une attention particulière pour les plus pauvres qui souffrent à cause de la situation économique difficile.”
> Ce sont les paroles fortes et dignes du Pape Léon XIV lors de l’Angélus d’aujourd’hui, un peu plus de 24 heures après le bombardement américain sur le Venezuela et l’enlèvement de Nicolás Maduro sur ordre de Donald Trump.
“Pour cela je prie et je vous invite à prier, en confiant notre prière à l’intercession de la Vierge de Coromoto et des Saints José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendílez”, a ajouté le Saint Père, après avoir confié avoir le cœur rempli de préoccupation pour ce qui s’est passé hier au Venezuela. Et nous voulons lui dire : merci, Saint Père !
Reconnaître en chaque personne sa dignité inviolable
“Si Dieu s’est fait l’un de nous, toute créature humaine est Son reflet, porte en elle Son image et garde une étincelle de Sa lumière”, a dit le Pape Léon XIV en introduisant la prière de l’Angélus.
“Et cela —a-t-il souligné— nous appelle à reconnaître en chaque personne sa dignité inviolable et à nous exercer à l’amour réciproque les uns envers les autres.”
Pour le Pontife, l’Incarnation “nous demande aussi un engagement concret pour la promotion de la fraternité et de la communion, afin que la solidarité devienne le critère des relations humaines ; pour la justice et la paix ; pour le soin des plus fragiles et la défense des faibles. Dieu s’est fait chair : il n’y a donc pas de culte authentique envers Dieu sans le soin de la chair humaine.”
“L’espérance chrétienne —a-t-il expliqué— ne se fonde pas sur des prévisions optimistes ni sur des calculs humains, mais sur le choix de Dieu de partager notre chemin, afin que nous ne soyons jamais seuls dans la traversée de la vie.”
En renouvelant ses vœux aux fidèles, Léon a rappelé que le 6 janvier, “avec la fermeture de la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre”, se conclura le Jubilé de l’espérance.
“Et précisément, le Mystère de Noël dans lequel nous sommes plongés nous rappelle que le fondement de notre espérance est l’Incarnation de Dieu.”
Dieu n’est pas “lointain dans un ciel parfait au-dessus de nous”, mais “un Dieu proche, qui habite notre terre fragile, se rend présent dans le visage des frères et se révèle dans les situations de chaque jour.”
Selon le Pape, “la venue de Jésus dans la faiblesse de la chair humaine, si d’une part ravive notre espérance, d’autre part nous confie un double engagement : l’un envers Dieu, l’autre envers l’homme.”
Le Pontife a enfin souligné que si Dieu “a choisi notre fragilité humaine comme demeure, alors nous devons toujours repenser Dieu à partir de la chair de Jésus et non d’une doctrine abstraite. C’est pourquoi nous devons vérifier sans cesse notre spiritualité et les formes par lesquelles nous exprimons la foi, afin qu’elles soient véritablement incarnées, capables de penser, de prier et d’annoncer le Dieu qui vient à notre rencontre en Jésus.”
Sante Cavalleri




