« Malheureusement, les vents de la guerre recommencent à souffler au Moyen-Orient, en Ukraine et dans de nombreuses autres régions du monde, semant violence, terreur et mort ». Depuis Castel Gandolfo, où il passe quelques jours de repos, le pape Léon XIV a une nouvelle fois élevé sa voix contre la spirale des conflits qui continue d’ensanglanter la planète, demandant à la communauté internationale de ne pas se résigner à la logique des armes. Dans son salut après la prière de l’Angélus, devant les fidèles présents dans le bourg du Latium et les pèlerins venus du monde entier, le Pontife a invité à préserver l’espérance même dans les moments les plus difficiles. « Ne laissons pas ces vents éteindre la petite flamme de l’espérance et de la paix, même lorsqu’elle semble fragile et vacillante », a exhorté Léon XIV, rappelant la responsabilité de tous dans la défense du désir de réconciliation et de justice.
Le Pape a ensuite indiqué clairement la voie à suivre pour sortir des conflits : non pas celle de l’escalade militaire, mais celle du dialogue et de la rencontre. « Je renouvelle mon souhait afin que soit parcouru avec persévérance le chemin du dialogue, de la rencontre et de la diplomatie », a-t-il affirmé, définissant cette perspective comme « l’unique chemin capable de conduire à une paix juste et durable ».
Une paix qui, a-t-il expliqué, ne peut pas être seulement l’absence de guerre, mais doit se fonder sur la sécurité réciproque, sur la réconciliation et sur le respect de la dignité de chaque être humain. « Une paix dans laquelle les peuples puissent vivre réconciliés dans la sécurité mutuelle et dans le respect de la dignité de chaque personne », a souligné le Pontife, à un moment marqué par de nouveaux foyers de tension internationale et par des millions de personnes frappées par les conséquences des conflits.
La parabole du semeur : Dieu continue de croire en l’homme
Au centre de l’Angélus se trouvait également la réflexion sur la parabole évangélique du semeur, proposée par la liturgie dominicale à travers l’Évangile de Matthieu. Léon XIV a expliqué que ce récit montre la confiance inépuisable de Dieu envers l’humanité, malgré les fragilités et les fermetures du cœur humain.
« Jésus lui-même, le Verbe fait homme, qui a donné sa vie pour notre salut, est la semence que le Père continue de répandre dans le monde afin que, mourant, elle porte beaucoup de fruit », a affirmé le Pape.
La Parole de Dieu, a-t-il expliqué, rencontre souvent des terrains difficiles : des cœurs endurcis, distraits ou incapables d’accueillir pleinement le message évangélique. Mais rien n’est perdu, car l’amour divin continue de transformer même les situations les plus fragiles.
« Le Seigneur, qui connaît bien le terrain de notre cœur, mieux que nous-mêmes nous le connaissons, ne cesse pas de croire en nous, en ce que nous sommes et en ce que nous pouvons devenir, jour après jour », a déclaré Léon XIV.
Le Pontife a rappelé, en citant saint Jean Chrysostome, que la logique de Dieu dépasse la logique humaine : ce qui semble stérile peut devenir fécond.
« Entre les mains de Dieu, il est possible que le lieu pierreux se transforme et devienne une terre fertile, que le chemin ne soit plus piétiné et que les épines soient éliminées », a-t-il expliqué.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « la générosité de Dieu envers nous n’est pas naïve, mais sage », car Il « sait saisir en nous la possibilité d’un bien dont parfois nous-mêmes nous ne nous rendons pas compte ».
Les vacances comme temps de silence et de renouvellement intérieur
Léon XIV a rappelé le besoin du monde contemporain des fruits de l’Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». « Combien notre monde a besoin de ces fruits : d’en être rempli et transformé ! », s’est exclamé le Pontife.
L’appel est donc à redécouvrir la valeur du silence, de la prière et de l’écoute de la Parole de Dieu également pendant les vacances. « Engageons-nous à donner de l’espace à l’écoute, à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu », a invité Léon XIV, suggérant d’unir au repos et aux divertissements sains « des moments significatifs de silence et de prière ».
L’objectif, a-t-il conclu, est de revenir à la vie quotidienne « renouvelés dans le corps et dans l’esprit, prêts à annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile ».
Le remerciement aux travailleurs de la mer et le salut aux pèlerins polonais
Dans son intervention, le Pape a également consacré une pensée au « Dimanche de la Mer », journée dédiée à la prière et à la proximité avec les marins, les pêcheurs et les travailleurs portuaires. « Ma pensée va à tous les marins, les pêcheurs et les travailleurs portuaires du monde », a déclaré Léon XIV, rappelant le sacrifice de ceux qui travaillent loin de leurs proches et affrontent souvent des situations de danger.
« Ils sont marqués par l’éloignement de leurs familles et parfois par la peur des conflits qui traversent les voies maritimes, mais ils soutiennent par un travail patient et silencieux le commerce et la vie de nombreux peuples », a-t-il ajouté, avec un remerciement adressé aux femmes et aux hommes qui assurent chaque jour les connexions et les échanges entre les nations, souvent loin de l’attention publique.
Enfin, le Pape a adressé son salut aux fidèles polonais réunis en pèlerinage devant l’icône de Notre-Dame de Jasna Góra. « Je m’unis dans la prière aux nombreux fidèles polonais réunis pour le pèlerinage annuel devant l’icône de Jasna Góra », a-t-il affirmé, leur souhaitant d’être « comme des disciples missionnaires, des témoins joyeux de l’Évangile ».
Depuis Castel Gandolfo, donc, le message de Léon XIV a uni le drame des guerres à l’espérance de la foi : une espérance fragile mais capable, à travers le dialogue, la prière et la solidarité, de continuer à éclairer le chemin de l’humanité.
Chiara Lonardo




