“Vendredi dernier 22 août, nous avons accompagné par notre prière et par le jeûne nos frères et sœurs qui souffrent à cause des guerres. Aujourd’hui, nous nous unissons à nos frères ukrainiens, qui avec l’initiative spirituelle de prière mondiale pour l’Ukraine demandent que le Seigneur donne la paix à leur pays martyrisé”. Ainsi a déclaré Léon XIV à l’Angélus. S’adressant aux fidèles qui remplissaient ce matin la place Saint-Pierre, il leur a demandé de prier aussi pour le Mozambique.
“J’exprime ma proximité avec la population de Cabo Delgado au Mozambique, victime d’une situation d’insécurité et de violence qui continue de provoquer morts et déplacés. Tout en lançant un appel à ne pas oublier ces frères et sœurs, j’invite à prier pour eux et j’exprime l’espérance que les efforts des responsables du pays parviennent à rétablir la sécurité et la paix dans ce territoire”, a déclaré le Pape après la prière mariale.
Passer par la “porte étroite” : le courage des choix impopulaires
Dans la brève catéchèse précédente, le Pontife hispano-américain a rappelé que “notre foi est authentique lorsqu’elle embrasse toute notre vie, lorsqu’elle devient un critère pour nos choix, lorsqu’elle nous rend femmes et hommes engagés dans le bien et prêts à risquer par amour, tout comme Jésus l’a fait”. Et cela, “parfois, signifie faire des choix difficiles et impopulaires, lutter contre son propre égoïsme et se donner aux autres, persévérer dans le bien là où semblent prévaloir les logiques du mal, et ainsi de suite. Mais en franchissant ce seuil, nous découvrirons que la vie s’ouvre devant nous d’une manière nouvelle, et, dès maintenant, nous entrerons dans le grand cœur de Dieu et dans la joie de la fête éternelle qu’Il a préparée pour nous”.
Il s’agit, expliqua-t-il en recourant à l’image évangélique de la “porte étroite”, de suivre l’exemple de Jésus qui “n’a pas choisi la voie facile du succès ou du pouvoir mais, afin de nous sauver, nous a aimés jusqu’à traverser la porte étroite de la Croix. Lui est la mesure de notre foi, Lui est la porte que nous devons franchir pour être sauvés, en vivant son même amour et en devenant, par notre vie, des artisans de justice et de paix”.
“Invoquons la Vierge Marie – ajouta-t-il – pour qu’elle nous aide à franchir avec courage la porte étroite de l’Évangile, afin que nous puissions nous ouvrir avec joie à l’ampleur de l’amour de Dieu le Père”.
Ne jugeons pas ceux qui sont loin de la foi
L’image de la “porte étroite”, utilisée par Jésus dans l’Évangile pour répondre à celui qui lui demande si peu sont sauvés, a été éclaircie par le Pape Léon en considérant que “le Seigneur ne veut pas nous décourager. Ses paroles servent plutôt à ébranler la présomption de ceux qui pensent être déjà sauvés, de ceux qui pratiquent la religion et se sentent donc déjà justes. En réalité, ils n’ont pas compris qu’il ne suffit pas d’accomplir des actes religieux si ceux-ci ne transforment pas le cœur : le Seigneur ne veut pas d’un culte séparé de la vie et n’agrée pas les sacrifices et prières s’ils ne nous conduisent pas à vivre l’amour envers nos frères et à pratiquer la justice”.
“C’est pourquoi – souligna Léon – lorsqu’ils se présenteront devant le Seigneur en se vantant d’avoir mangé et bu avec Lui et d’avoir écouté ses enseignements, ils entendront cette réponse : ‘Je ne sais d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous artisans d’injustice !’”.
“Frères et sœurs – conclut le Pape – belle est la provocation que nous lance l’Évangile d’aujourd’hui : tandis qu’il nous arrive parfois de juger ceux qui sont loin de la foi, Jésus remet en cause la sécurité des croyants. En effet, il nous dit qu’il ne suffit pas de professer la foi avec des paroles, de manger et boire avec Lui en célébrant l’Eucharistie ou de bien connaître les enseignements chrétiens”.
S.C.




